top of page

Sylvain - les Voies du Corps 

06 74 41 34 27 

Programme d'activités

Les Voies du Corps

Les années enseignent ce que les jours ignorent.

(1)

(1) Ralph Waldo Emerson

Voir n’est pas vivre

La limite des images et des mots face à l’expérience intérieure.

Sur cette page MEDIAS s’expriment des voix, des regards et des expériences autres que les informations déjà présentes sur ce site : Expression Primitive, Biodanza, Danses Sacrées et Mouvements Gurdjieff.

 

Les supports de la page MEDIAS sont soigneusement sélectionnés, faisant parfois l’objet d’une compilation, notamment pour les vidéos. 

 

Les articles engagent leurs auteurs. Je les ai choisis parce qu’ils offrent une diversité d’expériences. Cependant, je me suis parfois permis d’apporter quelques nuances qui, à leur tour, m’engagent totalement. Ses observations ont été écrites dans une couleur différente à l’intérieur de l’article.

 

Il n’est pas aisé de traduire les bienfaits d’une discipline corporelle par un support (article, vidéo). Chaque séance suit en effet une progression et un objectif. Dans un cheminement 1, 2, 3, … 10,11, 12, je parviens à réaliser la 7ème proposition parce qu’elle est le résultat d’un processus. Si je montre seulement la 7ème proposition, voire un extrait, – ce qui est souvent le cas - comment pourrais-je apprécié ce qui est montré ? Entre l’adhésion totale et le rejet se dessine une infinité de réactions.

 

Venons en maintenant à cette tentative délicate : susciter la curiosité et/ou l’adhésion à une pratique. Nous allons couvrir les disciplines corporelles les unes à la suite des autres.

 

L’expression Primitive.

Si je visionne un exercice de manière aléatoire, peu importe son ordre dans le déroulement de la séance, je pourrais « me faire une idée » sur l’esprit de la pratique. Elle sera, certes, très succincte, mais c’est une possibilité. Je peux en effet observer UN exercice indépendamment de l’ensemble pour être convaincu, à tout le moins participer à une séance d’essai, ou à un stage, ce qui a été mon cas.

 

La Biodanza.

Dans cette pratique, cette tentative est risquée. Un auditeur potentiel peut rester bouche bée, sidéré, voire désorienté face à ce qu’il voit. Il peut aussi adhérer totalement. La séance en biodanza est fondée sur la rencontre humaine. Elle raconte en effet une histoire. Et commencer la lecture au milieu de l’itinéraire ne permet pas de comprendre ce qui est à l’œuvre. C’est dans ce contexte qu’un extrait de séance reste périlleux. Pour autant, la vidéo n°1 que vous trouverez à la page MEDIAS est très bien réussie.

 

Les Danses Sacrées.

Nous voyageons d’un pays à un autre (France-Arménie), d’un continent à un autre (Inde-Amérique du Sud). Chaque danse est autonome. Elle apporte une tonalité régionale, nationale. Je peux visionner une danse sacrée de la Grèce, indépendamment de toutes les autres danses de la séance. Cependant, assister à une séance entière offrira une diversité de couleurs culturelles. L’expérience est enrichissante.  

 

Les Mouvements Gurdjieff.

Cette pratique corporelle peut surprendre (1). Les représentations que nous trouvons sur Internet sont généreuses ; elles caractérisent l’esprit « Gurdjieff ». Une seule vidéo montre un aspect. Plusieurs vidéos enrichissent notre regard. Elles montrent peut-être à demi-mots ce qui soutient cette pratique : la RESPONSABILITE individuelle, la discipline, l’effort, la présence, la stabilité, la maitrise, la mémoire, l’attention et la fraternité.

 

D’une manière générale, il n’est pas facile de décrire une pratique corporelle car entre le « voir » et le « vivre » existe une distance objective. « Voir » ne peut pas se substituer au « Vivre ».

 

Comment expliquer à autrui ce qui m’a donné confiance en moi-même ? Peut-on transmettre par les mots ce qui m’a amené à un réajustement de mes valeurs ? Comment expliquer ce qui m’a réappris à vivre, ou à me découvrir dans une écoute pleine et entière ? Comment mettre en mots ce que l’on nomme un « instant de grâce » ?

 

Ce que vous lisez et voyez peut donner envie, susciter la curiosité, interroger, surprendre. Mais ce peut être aussi déroutant car l’extrait que je vois est le résultat d’un processus. « Voir » n’est pas l’expérience elle-même. "Voir" la joie n'est pas l’expérience de la joie. Il en est ainsi de la confiance, d’un souvenir lointain qui émerge soudainement, c’est l’expérience de l’étonnement, de la profondeur, du courage.

 

Aussi, la confiance en soi, pour reprendre cet exemple, peut être vrai à un instant « T » et être remise en cause beaucoup plus tard. De plus, je peux ne pas être attiré par une pratique corporelle à un instant « T » et m’y lancer corps et âme quelques années plus tard. Les choses arrivent parfois parce que j’ai la chance d’être présent au bon endroit, au bon moment, ou dans un cycle de l’existence qui m’est particulièrement favorable.

 

Dans « les Voies du Corps », nous invitons à explorer sans a priori ni préjugé : laisser l’expérience parler avant de s’exprimer. Le cas échéant, nous tenons pour vrai ou probable ce qui est en dehors de toute expérience (a priori), ou bien nous portons un jugement avant même d’avoir rencontré la discipline (préjugé).

 

Enfin, « Les Voies du Corps » ne promettent pas de résultat. Pourquoi ? Parce que la voie n’est pas le chemin. La voie est commune. Le chemin est subjectif. Deux personnes peuvent marcher sur la même voie et vivre deux chemins différents. Il est important de saisir cette nuance.

 

Prenons deux exemples pour illustrer notre propos.

 

Deux personnes pratiquent un même art martial, avec le même instructeur : c’est la voie. Chacune vivra cependant une expérience singulière : c’est le chemin. Deux étudiantes en peinture fréquentent la même école des Beaux-Arts et reçoivent le même enseignement : c’est la voie. Elles vivront cependant chacune une expérience différente. Pourquoi ? Parce que le chemin appartient au sujet.

 

La voie est commune. Le chemin comprend les rencontres, les hésitations, les résistances, les émerveillements, le temps passé, les dons personnels, les transformations.

 

L’expérience intérieure apporte des émotions, des sensations, des ressentis, mais aussi un contenu, une charpente, les germes de l’insoupçonné, une illumination soudaine.

 

L’expérience intérieure éclaire notre chemin grâce à une voie consciemment choisie. La voie ouvre une possibilité. Le chemin est l’expérience vécue à l’intérieur de cette voie.

 

​

(1). Dans une société où les valeurs sont inversées, où la facilité l’emporte sur l’effort, « le Faire sur l’Etre », l’à peu près sur la rigueur, le laisser-aller sur la discipline, cette pratique peut surprendre.

bottom of page